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RAPPEL
DE QUELQUES DEFINITIONS
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ETHOLOGIE Fondement de cette étude du comportement du chien familier, c'est une discipline scientifique ancienne, et curieusement peu connue. En deux siècles, l’éthologie est devenue une discipline à part entière. De grands noms sont associés à son évolution, et certains ont également beaucoup contribué à mieux faire connaître l’éthologie, parfois à la faire découvrir par le public, comme Konrad LORENZ . Outre les travaux de LORENZ, ceux de TINBERGEN, WILSON, de von FRISCH, d’ I. EIBL-EIBESFELDT comme ceux de DARWIN ont constitué un apport important à cette science qui est celle de “ l’étude du comportement. De nos jours, les ouvrages, travaux et publications de MONTAGNER, MOYER, COSNIER, CYRULNIK ou BAUDOIN, sont du plus haut intérêt. Citer tous les éthologistes occuperait un site entier !. Il est important de se souvenir que l'éthologie est une science d'observation, et non une technique d'intervention. Les appellations du genre "éducation éthologique" n'ont aucun sens COMPORTEMENTS Ce sont des " états temporaires ", parfois adaptatifs. On peut dire, en simplifiant, qu’un comportement donné est le plus souvent une réponse à un stimulus. L’observation amène à déterminer la cause d’un comportement, la nature exacte de celui-ci, et en quoi il peut être une réponse à l’environnement ou aux pressions subies. Le stimulus déclencheur d’un comportement peut être exogène ( provenant de l’environnement ) ou endogène ( provenant de l’individu lui-même) , l’un pouvant éventuellement provoquer l’autre. Et rien n'est plus labile, parfois, qu'un comportement. Une erreur répandue dans les milieux où l'on s'intéresse au chien consiste à croire qu'un comportement est stable, voire définitif d'où la difficulté, pour les "drescateur" à comprendre qu'un comportementaliste peut agir sur la relation sans voir le chien...J'ai souvent entendu la phrase "en voyant le chien, vous pourriez voir son comportement" alors que rien n'est plus éphemère qu'un comportement . ETHOGRAMME Il représente l’inventaire des comportements d’une espèce. L’éthogramme du chien est établi, détaillé, mais le cas du chien familier est particulier, notre chien étant associé d’une manière étroite à la vie de l’homme. Je ne pose même plus aux propriétaires de chiens la question " selon vous, votre chien fait-il partie de la famille ? " la réponse étant toujours " oui " ! Entre faire partie de la famille et jouer le rôle d’un être humain il y a un abîme... Très vite franchi - l’anthropomorphisme aidant - par beaucoup de maîtres de chiens qui attribuent à leur animal des sentiments tels que la jalousie, la rancune etc...voire de véritables stratégies, comme le fait de " se venger". De ces attentes, de ces inférences, naissent la plupart des situations d’incompréhension et parfois de conflit entre la famille et le chien. ![]() Ces situations conflictuelles peuvent être envisagées de plusieurs manières, et donc traitées selon plusieurs méthodes, certaines donnant l’apparence de l’efficacité, mais hélas l’apparence seulement. Ainsi du dressage - conditionnement visant à obtenir la réponse attendue par le maître.Le dressage est indissociable de l’obligation légale faite au propriétaire d’un chien de pouvoir en toutes circonstances être maître de celui-ci. ( Nous vivons en société et il est bien normal que le chien souhaité par les uns ne soit pas une source de nuisances pour les autres ). Mais peut-on pour autant "dresser à comprendre" ? Non, et c’est en cela que le dressage du chien ne constitue pas la bonne réponse à une relation perturbée, à une attente déçue, et même à une situation inquiétante ( soixante pour cent des enfants mordus le sont par le chien de la famille ). Dans le milieu des clubs on trouve beaucoup de gens dévoués, passionnés et agissant sans esprit mercantile.Toutefois cela n’empêche pas les confusions fréquentes entre autorité, hiérarchie, obéissance et soumission.Mais les responsables de clubs sont dignes d’estime et ne méritent pas le dédain avec lequel on les traite parfois. Un chien peut être très obéissant et mordre un membre de la famille, voire celui qui se dit son "maître", ce qui ne constitue pas forcément une pathologie, comme l'avancent certains, d'autres qualifient dans ce cas le chien de "déviant"...C'est absurde. Le chien dont le comportement change n'est pas pour autant à dresser ou à droguer, ce qui se fait, hélas !. On peut, face à ces situations
de perturbation des bonnes relations avec son chien, déclarer celui-ci
malade, mais l’écrivain Jules ROMAIN faisait déjà
dire à KNOCK, son personnage de médecin peu scrupuleux:
" tout homme bien portant est un malade qui s’ignore"
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