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Pour
terminer, quelques commentaires à propos de létonnante
et nouvelle terminologie utilisée dans les textes ou les propos
lorsquil est est question de comportement.
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Comportement , justement !
" moi aussi je fais du comportement" ...Jai déjà
eu la surprise dentendre cela dans les milieux dits "cynophiles" .
Je me suis offert deux joies : répondre que moi je "fais"
des oeufs au bacon, et demander à linterlocuteur ce que signifie
le terme de "comportement ? croyez-moi, jai obtenu des réponses
savoureuses, depuis les définitions des années trente "
observation dun animal dans son milieu naturel" jusquà
de surprenantes innovations, dans lesquelles flottaient de vagues notions
de caractère" de "tempérament" en passant
par linévitable "territoire" et le passe-partout
"instinct".
Soyons sérieux ! pour notre chien familier, plus de "milieu naturel", ni de "territoire". Captif, très dépendant de lhomme, modelé par lui pendant des siècles, son éthogramme est différent de celui des quelques chiens sauvages qui subsistent (et ne parlons pas du loup !). Par exemple la sensation de faim ne déclenche plus chez lui un comportement de prédation mais de demande !. Létude de son comportement social par exemple ne peut guère être dissociée de celle des interactions avec lhomme, ou avec le milieu que lui impose lhomme. Cest la raison
de lapproche systémique qui doit être celle du comportementaliste. A noter quil ny
a pas en France de cursus complet en éthologie. Des D.E.S.S.
et D.E.A. de haute tenue existent, mais pas de parcours,comme en psychologie
par exemple, du DEUG au doctorat. Pour se présenter, sans forfanterie,
comme éthologiste deux voies sont possibles : réunir un
jury incontestable et soutenir une thèse en éthologie. Autre
possibilité : conduire une recherche en éthologie et / ou
y participer activement, ainsi quà la communication qui en
résulte. Une formation réelle à létranger
peut aussi être très valable, si elle nest pas imaginaire.
( ce qui est moins rare quon pourrait le croire ). Le terme de comportementaliste
a tout dabord été dédaigné par quelques
vétérinaires, "cela ne voulait rien dire ! " parait-il,
mais ensuite accaparé par les mêmes, certains allant jusquà
prétendre sen réserver lusage exclusif, et il
na pas été facile déviter ce mauvais
coup visant justement ceux des comportementalistes possédant une
formation convenable. Les comportementalistes ont parfois été la cible de deux ou trois vétérinaires leur vouant une véritable haine, pathologique même, de lavis de beaucoup de leurs confrères. Voulez-vous un exemple ? Une comportementaliste réputée, exerçant en Alsace, a été il y a quelques années agressée par le représentant régional de l'ordre de la profession vétérinaire qui, s'adressant au rédacteur en chef du plus grand des journaux de province le mettait en demeure de ne plus publier les articles de cette comportementaliste "qu'il n'avait pas autorisée à exercer"...On croit rêver face à une telle suffisance.. Inutile de dire que le personnage a été remis à sa place . Mais les relations sont bonnes entre comportementalistes et vétérinaires de bonne foi, les plus nombreux heureusement !
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